Le Docteur Jean-Guy Laffont est parti à la retraite.
Il n'exerce plus la médecine depuis le 28/06/2017.

L'hypnose : une technologie en progrès constants

Les possibilités de l’hypnose sont tellement vastes qu'elles paraissent presque illimitées : elle touche tout ce qui est lié au mental et peut être utilisée dans le domaine de l'oncologie, des soins palliatifs, de la psychologie et psychiatrie ou encore pour traiter des douleurs chroniques. L’hypnothérapie concerne aussi bien les inhibitions, phobies, insomnies, tics, timidité, migraine, les problèmes de motivation, la préparation mentale des sportifs, les problèmes sexuels, boulimie et anorexie, les problèmes de peau, psoriasis, eczéma, prurit, zona, verrues, urticaire que les allergies ponctuelles ou chroniques, l’asthme, l’hypertension artérielle.

L'utilisation thérapeutique de l'hypnose progresse. Ce changement tient pour beaucoup aux études scientifiques et à l'imagerie cérébrale qui ont démontré la réalité de l'hypnose et son efficacité dans la prise en charge de la douleur aiguë ou chronique. Grâce à ses propriétés analgésiques et distractives, elle est également utilisée en anesthésie, lors de certaines opérations chirurgicales. En effet, cette technique est suffisamment puissante pour modifier le fonctionnement même du cerveau.  Des chercheurs ont observé que la zone du cerveau associée à la représentation du corps devient nettement moins active quand on suggère à la personne qu’elle ne ressent rien. Si bien qu’après avoir été bannie par la médecine pendant un siècle, l’hypnose est de plus en plus utilisée pour maîtriser la douleur comme lors d’un accouchement par exemple.

Autohypnose ou anesthésie médicale : quelle que soit sa destination, l'hypnose fonctionne toujours sur le même principe. À l'aide de techniques verbales et de relaxation, le patient atteint un état de conscience modifié, accédant à son inconscient… et déconnectant certains mécanismes de logique et d'analyse. L' « hypnosédation » (technique mise au point en Belgique il y a une vingtaine d’années) utilise les mêmes méthodes. Sans remplacer l’anesthésie pour les chirurgies lourdes, l’ « hypnosédation » (endormissement par hypnose et anesthésie locale) soulage les patients qui ne peuvent pas subir d’anesthésie générale sans risque du fait de leurs pathologies. Dans certains centres de cancérologie,  cette technique douce est devenue depuis cinq ans une pratique de plus en plus souvent proposée pour les mammectomies, les curages axillaires, la chirurgie des glandes thyroïdes. Elle est pratiquée, en complément d’une anesthésie locale, pour les actes chirurgicaux qui ne touchent pas les organes « profonds » : coloscopies, hystérographies, ablation d’une thyroïde ou d’une hernie linguale. L’un de ses grands avantages est qu’elle permet d’éviter les effets indésirables de l’anesthésie générale : troubles de la mémoire, fatigue, hypotension… Plusieurs maternités la proposent aussi pour éviter la péridurale. L’ « hypnosédation » est reconnue par la Société française d’anesthésie et de réanimation (Sfar).

Pour les femmes bénéficiant d’une fécondation in vitro, l’effet relaxant de l’hypnose favoriserait l’implantation et améliorerait sans doute le taux de réussite. D’une façon plus générale, cette technique est recommandée pour les femmes anxieuses dont l’infertilité n’a pas de cause médicale. En agissant sur des blocages inconscients, l’hypnose peut contribuer à augmenter les chances de tomber enceinte. L'hypnosédation est ainsi fréquemment utilisée sur les patients traumatisés par l'anesthésie classique. Certains dentistes l'utilisent pour arracher des dents, alors que la chirurgie plastique, la chirurgie de la thyroïde ou ORL, commencent à y faire appel.

L’hypnose est de plus en plus utilisée aussi dans le traitement des douleurs chroniques, en complément d’autres approches (acupuncture, sophrologie, psychothérapie …). Les enfants sont réceptifs à ces techniques compte-tenu de leur imagination. Plus spécifiquement utilisées sur ceux atteints de céphalées, fibromyalgies, ou douleurs séquellaires du cancer.

L’hypnose, comme l’acupuncture, l’homéopathie ou l’ostéopathie font partie des médecines complémentaires. Ces thérapies non conventionnelles ont désormais une place reconnue dans les services hospitaliers depuis plus de dix ans. Comme tout type de thérapie, l'engagement du patient qui vient consulter pour des séances d'hypnose est un gage de réussite.

Précisons que l’hypnose ne se substitue en aucun cas à la médecine traditionnelle (examens, traitements et médicaments) mais peut régler certains problèmes qui, en disparaissant amèneront les médecins à revoir les traitements ou à réévaluer la prise en charge.

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